– Madame la Présidente, pendant de longs mois, lors de la campagne des européennes, nous avons défendu sans relâche, avec mes collègues François-Xavier Bellamy et Nathalie Colin-Oesterlé la création d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Nous l’avons défendu avec conviction parce que nous sommes absolument convaincus que la transition écologique doit être la plus juste possible pour être réalisable.
Or, sur qui reposent les normes environnementales toujours plus strictes que nous votons ici au sein de notre institution? Principalement sur nos producteurs, nos industriels et nos agriculteurs... Ce sont eux qui subissent de plein fouet la concurrence de produits, moins chers, qui ont été conçus dans des pays dont les niveaux d’émissions sont bien plus élevés que les nôtres. Avec quelle légitimité pouvons-nous donc ensuite leur demander plus d’efforts, si nous ne sommes pas capables de les protéger?
Ce mécanisme d’ajustement est donc indispensable. Il est d’ailleurs au cœur même du pacte vert et sera un outil supplémentaire pour notre diplomatie climatique. Comme toute nouvelle mesure de grande ampleur, il comporte naturellement une part d’inconnu. Et le respect des règles de l’OMC, qui est essentiel, nous laisse peu de marge de manœuvre. Mais le rapport qui nous sera soumis demain est équilibré et constitue une solide base sur laquelle pourra s’appuyer la Commission européenne pour sa proposition législative. C’est pourquoi je vous invite à le soutenir.
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(La prise de parole ci-dessus)