– Monsieur le Président, la semaine dernière, je me suis rendue au Kurdistan syrien où une centaine d’épouses françaises de djihadistes et 200 enfants sont détenus depuis trois ans dans les camps de Roj.
Le message que j’en tire est que certains pays, comme la France, commettent une erreur stratégique en refusant de rapatrier les femmes et en donnant leur accord seulement au cas par cas pour les enfants. Si la question de la sécurité est importante, et elle l’est, qu’est ce qui est le plus intelligent? Les rapatrier tous, juger, condamner et faire purger leur peine aux mères qui ont toutes reçu un mandat d’arrêt européen et placer les enfants ou bien les laisser mijoter encore pendant plusieurs années, risquer leur évasion, leur disparition dans les filières djihadistes reconstituées et les laisser développer une haine recuite à l’égard de leurs pays, dont la France?
Je crois que le choix est clair, à défaut d’être facile devant l’opinion publique. Tous les experts de l’antiterrorisme sont convaincus que l’option de rapatriement est la bonne pour des motifs de sécurité. 64 000 personnes, dont de nombreux ressortissants européens, sont au camp d’Al-Hol. Monsieur le Haut représentant, ne pensez-vous pas que les gouvernements européens concernés auraient un intérêt politique à prendre une décision commune de rapatriement?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)