au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, dans cette enceinte où l’on se complaît à délivrer des bons et des mauvais points, à désigner un pays qui se comporterait mal, l’état de droit revêt une acception particulière. Il jette un voile pudique sur les intentions malveillantes de la mise en place de ce mécanisme.
Plutôt que de vous cacher derrière le droit, assumez que ce texte est un texte politique qui vise à faire plier la Hongrie et la Pologne pour leur imposer votre idéologie du progressisme. En conditionnant les aides au respect de l’état de droit, ce Parlement veut exercer une pression antidémocratique et, il faut bien le dire scandaleuse, sur des gouvernements pourtant élus à une très large majorité. Il cherche à imposer des modes de vie, une nouvelle culture, une nouvelle société privée de racines et des pays sans frontières, sans identité. Ce mécanisme aux mains de la Commission lui permet d’imposer son idéologie au mépris des identités nationales, de l’histoire des pays membres et des choix démocratique des peuples. Son hubris du changement et du progrès ne connaît ni limites ni complexes.
Écoutons Marcel Gauchet, je le cite: «Il faut certes que la souveraineté du peuple ne prime pas les droits individuels, problème classique qui justifie l’autorité des juges, mais il ne faut pas non plus que les droits individuels conduisent à la liquidation de la souveraineté du peuple et spécialement dans sa dimension primordiale du droit de se défendre comme peuple». Vous n’incarnez pas le camp du bien, loin s’en faut, aussi laissez aux peuples la liberté de défendre leur modèle traditionnel contre l’aventure hasardeuse du mondialisme immigrationniste et sans frontières qui, ne l’oublions pas, a accouché de la pandémie de COVID.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)