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11 mars 2021 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, chers collègues, 16 milliards d’euros, c’est l’aide au développement déversée depuis 2007 par l’Union européenne et les États membres dans le puits sans fond de l’Afghanistan, premier bénéficiaire du soutien de la Commission, outre un milliard d’euros d’aide humanitaire depuis 1994. La question des principes budgétaires régissant l’enveloppe complémentaire de 1,2 milliard d’euros est certes pertinente, mais celle du bilan et du bien-fondé de tant de largesses l’est moins que prévu. Sur le bilan, d’abord, l’Afghanistan reste un État failli, dont 40 % du PIB est assuré par l’aide internationale, tandis que la production d’opium bat tous les records. Politiquement, l’intronisation de deux présidents en 2020, à l’issue d’une élection contestée, nous aura plongés dans un abîme de consternation. Sur le bien-fondé, ensuite, outre la gestion critiquée de l’aide allouée face à la COVID-19, on apprenait récemment que les femmes étaient exclues par certaines autorités locales du programme humanitaire. Alors que le Royaume-Uni élague largement dans son aide internationale, nos contribuables exigent, eux aussi, de la rigueur et des résultats, a fortiori à l’heure où les talibans sont aux portes du pouvoir.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2021-03-11_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)