au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, chers collègues, sur un sujet aussi sensible et universel que celui des enfants, nous devrions être d’accord et nous le serions à l’unanimité si l’Union européenne n’avait pas l’art de transformer en arme idéologique tout ce qu’elle touche. Que viennent faire dans ce texte la mention des LGBTQI+ et de l’égalité des sexes? Pourquoi évoquer la directive sur le salaire minimum européen, ou encore les objectifs de développement durable?
En revanche, le texte se garde bien d’aborder de front une autre question, celle des migrants mineurs. Derrière des généralités un peu floues, avec en arrière-plan la question transfrontalière, on attend les recommandations sur les mesures à envisager pour y faire face. On pourrait par exemple faire valoir la notion d’intérêt supérieur de l’enfant, en ne laissant pas venir ou en renvoyant auprès de leurs familles les mineurs isolés issus de pays tiers, et cela en mobilisant des fonds européens, tels que le Fonds «Asile et migration».
Puis, sans surprise, les rédacteurs de la résolution demandent à la Commission de créer une autorité européenne pour l’enfance. Derrière cette manœuvre, l’Union tente de s’immiscer dans les compétences des États membres, ici la politique sociale. Le meilleur moyen de protéger les enfants européens victimes de pauvreté, d’exclusion et de violence – et ce texte est légitime sur ces points –, c’est de compléter l’action des États et non de s’y substituer par des politiques globales.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, Madame la Secrétaire d’État, Monsieur le Commissaire, cher Nicolas, mes chers collègues, il est bien tard ce soir pour parler de notre avenir, de nos enfants, des 18 millions d’enfants qui, en 2019, vivaient en dessous du seuil de pauvreté ou exposés à un risque de...
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(La prise de parole ci-dessus)