– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, nous signons aujourd’hui l’acte de naissance du Fonds européen de défense. Il était temps. Nous le voyons bien, le monde n’est pas devenu plus sûr. Des régimes autoritaires cherchent dans des aventures militaires le moyen de se maintenir au pouvoir et notre continent est cerné de zones de crise. L’Europe elle-même est la cible de menaces répétées: terrorisme, cyberattaques, ingérence étrangère, atteintes à la liberté de circulation maritime, violation de nos espaces aériens; même nos satellites font l’objet d’approches inamicales.
Face à cette montée des périls, notre capacité de défense est encore trop dépendante de l’extérieur et trop morcelée. Ce que le Fonds européen de défense apporte, c’est la possibilité de financer des industries de défense qui coopèrent, qui innovent et qui contribuent à notre autonomie stratégique. Les industries de défense en Europe, ce sont des centaines de milliers d’emplois, des groupes qui aspirent à devenir ou à rester des champions industriels, mais aussi un tissu de plus de 15 000 PME.
La souveraineté européenne se construit dans les actes, et plus seulement dans les mots. Parce que l’Europe est un projet de paix, nous ne devons pas hésiter à nous doter des moyens de la défendre et de la faire respecter.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, nos pays pourraient économiser des milliards de budget militaire en intégrant leur industrie de défense. Ce n’est pas avec ce Fonds européen de défense que nous le ferons. Régulons cette industrie pour parvenir à une intégration; ne la subventionnons pas.
Ce fonds est une fausse promesse....
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