– Monsieur le Président, au moment où nous examinons le présent de la situation en Turquie, je voudrais revenir un instant sur son passé. Permettez-moi de citer l’immense écrivain turc Orhan Pamuk, qui fut poursuivi dans son pays pour avoir prononcé cette simple phrase: «30 000 Kurdes et un million d’Arméniens ont été assassinés en Turquie.»
Nous le savons, le génocide dont les Arméniens ont été victimes en 1915 est l’une des plus effroyables tragédies du XXe siècle. L’avocat Serge Klarsfeld, qui a consacré sa vie à traquer les bourreaux du nazisme, a d’ailleurs affirmé que sans le génocide arménien, la Shoah n’aurait pas eu lieu.
Le passé est le passé, mais il faut savoir nommer les malheurs du monde. Récemment, le président américain a emboîté le pas de notre Parlement en reconnaissant le génocide des Arméniens. Notre Parlement a déjà demandé aux autorités turques de sortir du déni. Nous devons répéter cette demande. Comme l’a dit le philosophe français, Paul Ricœur: «Je joins ma voix à celles qui demandent avec insistance que justice soit rendue au peuple arménien et que soit reconnu publiquement le génocide commis sur lui.»
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, chers collègues, cette Union européenne n’apprendra donc jamais ni les leçons de l’histoire ancienne, ni celles des années passées. Le rapport qui sera probablement voté cette semaine sur la Turquie est au mieux un aveu d’impuissance, au pire une lâcheté consommée. À lire le rapporteur,...
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