– Monsieur le Président, chers collègues, nous sommes tous, députés européens, éclaboussés par un scandale de corruption d’une dimension inédite, avec des pratiques dignes des républiques bananières les plus minablement corrompues.
Une multitude d’enquêtes sont en cours, mais il y a aussi, rappelons-nous, des milliards d’euros d’argent public qui ont été mis pour la fabrication de vaccins. Il y a là matière également à soupçons d’influences financières de la part de lobbies pharmaceutiques. Il faut lever le doute sur les conditions dans lesquelles ont été négociés et attribués les contrats pharmaceutiques.
Mais où est l’OLAF, l’Office européen de lutte antifraude? Pourquoi ne s’est-il pas encore saisi pour enquêter sur les conditions d’achat des vaccins, alors que cela semblerait être son rôle? Pourquoi est-ce que la police belge enquête sur la corruption présumée des députés européens par le Qatar? Ces deux scandales présumés, je précise, se déroulent dans le silence assourdissant des organes de contrôle interne du Parlement. La question qui nous interroge, c’est: pourquoi?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, je ne sais pas si pour nous, cela sera comme les travaux d’Héraclès, auxquels Raphaël Glucksmann faisait référence. Ce qui est sûr, c’est que je suis d’accord avec lui: les ingérences et la corruption sont les cancers de nos démocraties. Le Parlement, avec le Qatargate, en fait d’ailleurs...
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(La prise de parole ci-dessus)