par écrit. – Le 20 avril 2021, Idriss Déby, Président du Tchad, mourait au combat. Son fils, Mahamat Idriss Déby, a assuré dès lors une transition, en dehors des standards démocratiques, ce que l’Union européenne a vu d’un mauvais œil. C’est d’autant plus vrai que cette période de transition a été prolongée et que les manifestations de l’opposition auraient été réprimées. Pour autant, ayant suivi attentivement l’évolution de la conjoncture au Sahel et de l’opération militaire Barkhane menée par la France, je tiens à rappeler le lourd tribut payé par le Tchad contre le terrorisme islamiste. Le Tchad accueille toujours une présence militaire française, notamment sur la base aérienne Fort-Lamy. Alors que le djihadisme gagne du terrain depuis le désengagement de la France, cette charge contre le régime tchadien devrait être quelque peu nuancée, afin de tenir compte de ce contexte. Les principes démocratiques, ainsi que le respect des droits fondamentaux, ne sont évidemment pas négociables. Mais, dans le cas d’espèce, on peut encore espérer que la voie du dialogue et de la diplomatie finisse par porter ses fruits et c’est, du reste, notre meilleure carte à jouer. Je vous remercie.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, après l’éclatement de la Libye, après l’abandon de la France et des soldats de l’opération Barkhane, l’Union européenne entreprend désormais de participer à la déstabilisation du Tchad. À Fort—Lamy, le Tchad accueille une base aérienne française. À N’Djamena, il se...
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(La prise de parole ci-dessus)