au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, je suis issu d’un peuple, le peuple réunionnais, qui a beaucoup souffert, qui est né d’un crime contre l’humanité, l’esclavage, et qui a connu la colonisation, la répression et la négation de sa langue et de son identité. Nous avons, par nos luttes, survécu à cela, mais, de par notre expérience, nous savons ce que signifie ne pas pouvoir parler sa langue, ne pas pouvoir pratiquer sa religion et être sommé de faire le choix entre assimilation ou soumission.
C’est pourquoi, en tant que Réunionnais, je sais ce que vivent aujourd’hui, en Europe, les minorités, qui, dans ce temps réactionnaire et d’exaltation des nationalismes identitaires assumés ou déguisés, paient un lourd tribut.
Dans ce contexte, la protection des minorités est, pour l’Europe, un devoir fondamental. Je pense que c’est un devoir de survie pour une Europe civilisée. Pour le monde, la sauvegarde, aujourd’hui, de la diversité culturelle et de la diversité linguistique – mises à mal, comme toujours, par des processus de domination –, est un enjeu de civilisation.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe Verts/ALE. – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues députés, à l’instigation de l’intergroupe «Minorités traditionnelles, communautés nationales et langues» du Parlement européen, les groupes PPE et Verts/ALE avaient proposé qu’une résolution sur les droits des minorités soit...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)