au nom du groupe S&D. – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, cette histoire donne la nausée. C’est l’histoire d’hommes et de femmes dits de gauche qui ont trahi tous nos principes pour des valises de cash. Mais ce n’est pas qu’une histoire individuelle. C’est l’histoire d’États comme le Qatar ou le Maroc, mais encore la Russie ou la Chine qui considèrent notre classe politique comme un marché dans lequel ils peuvent venir faire leurs courses. C’est l’histoire d’institutions démocratiques comme la nôtre qui n’ont pas su, pas voulu se défendre contre la puissance corrosive de l’argent.
Chers collègues, cela fait maintenant deux ans que nous sonnons l’alarme avec la Commission sur les ingérences étrangères. Le temps est venu d’agir, de rendre obligatoire le registre de transparence pour les députés et leurs équipes, de créer un organe d’éthique européen doté de moyens de contrôle et de sanctions importants, d’assurer à chaque personne qui détecte une activité illégale ou inappropriée le statut de lanceur d’alerte, d’empêcher les conflits d’intérêts et le pantouflage qui transforment les élus en lobbyistes et vice versa. Le temps est venu de montrer que nos démocraties ne sont pas à vendre. Pour lutter contre la suspicion généralisée et le «tous pourris», stigmatiser le populisme ne suffira pas. C’est la corruption qu’il faut attaquer. Nous voulons défendre la démocratie contre ses ennemis. Alors commençons par nettoyer les écuries.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, ma colère n’est pas retombée. Que la corruption ait pu toucher des membres de notre assemblée, que des puissances étrangères aient cru qu’on achetait la démocratie européenne, il y a de quoi ne pas décolérer. Mais aujourd’hui, il faut agir vite...
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