– Madame la Présidente, 436 eurodéputés ont voté le 15 décembre dernier contre notre amendement demandant la mise en place immédiate d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire du Qatar Gate qui secoue notre Parlement depuis quelques semaines. La commission d’enquête est pourtant la seule mesure efficace pour combattre les excès de tous ces réseaux d’influence qui pullulent dans nos instances européennes.
Pour éviter cette commission d’enquête immédiate, il est objecté que cela ne serait pas possible tant que l’affaire judiciaire ne serait pas terminée. C’est faux, dans la mesure où notre assemblée a créé en 2016 une commission d’enquête pour l’affaire dite des Panama Papers, alors qu’une procédure judiciaire était en cours. De même avec l’affaire dite Pegasus, où notre assemblée a créé une commission d’enquête en mars 2022, alors que là aussi, l’affaire judiciaire était en cours.
Mon groupe demande donc la création immédiate d’une telle commission d’enquête parlementaire sur les responsabilités politiques du Qatar Gate. Elle ne s’immiscera en rien dans l’affaire judiciaire qui suit son cours. En refusant notre proposition, vous vous rendez complice d’un système qui finalement vous convient. Il n’en est pas question pour nous. La commission chargée de surveiller les ingérences extérieures, présidée par M. Glucksmann, n’a rien vu venir. Il est donc indispensable de créer cette commission pour pallier les carences de la commission chargée de surveiller les ingérences extérieures, sans attendre plusieurs années la fin du dossier judiciaire.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, chers collègues, lors de notre dernière session plénière, le Qatar Gate était déjà une onde de choc sans précédent, mais il n’était en réalité que la partie émergée de l’iceberg. Nous avons appris depuis que le réseau de corruption utilisé par le Qatar était bien...
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(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, Madame la Commissaire, mes chers collègues, vous l’avez dit, la situation est grave. Nous avons été trahis par certains de nos collègues qui ont préféré le Qatar, qui ont préféré le Maroc aux projets européens. Ils seront mis hors d’état de nuire. La justice s’y emploie, faisons-lui...
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