– Monsieur le Président, l’Union européenne n’est pas une nation mais une institution internationale. Ce n’est pas parce qu’elle dispose d’un drapeau et d’un hymne – oripeaux d’une époque que vous détestez, où le patriotisme était une évidence culturelle – que l’Union européenne fait illusion. Et c’est parce que vous l’avez bien compris, Monsieur McAllister, que, faisant fi des traités, sans même faire semblant de vous inquiéter de l’avis des peuples, vous cherchez subrepticement à effectuer un nouvel hold-up sur des compétences qui relèvent exclusivement des nations – la politique étrangère, la politique de défense –, en souhaitant y imposer la règle de la majorité qualifiée. Comme bien d’autres, ces rapports ne resteront que des vœux, ceux d’enfants capricieux qui s’imaginent légitimes à imposer sans fondement leur volonté.
Dans les conflits récents qui brutalisent notre continent, celui du Kosovo, celui entre la Russie et l’Ukraine, en n’oubliant pas celui entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, l’Union européenne a accumulé les erreurs, s’alignant sur la politique américaine sans vision de nos intérêts propres, pénalisant ainsi les citoyens en Europe. La règle de la majorité qualifiée dans ces domaines régaliens n’est pas pour demain, heureusement.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, chaque année, le rapport sur la politique de sécurité et de défense commune marque une étape supplémentaire vers le fédéralisme dans un domaine qui ne devrait même pas être une compétence de l’Union européenne.
Pour nous, la guerre en Ukraine est un drame auquel il faut absolument mettre...
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(La prise de parole ci-dessus)