– Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, cela fait quatre mois, quatre mois depuis l’assassinat de Mahsa Amini. Quatre mois que les femmes – particulièrement les femmes, au risque de leur vie –, les jeunes et le peuple iranien manifestent pour une révolution. Une révolution avec un courage extraordinaire. Une révolution des consciences, une révolution des cœurs, une révolution des corps. Une révolution politique pour la démocratie et pour les libertés. Une révolution contre un régime corrompu qui opprime, qui torture, qui assassine, qui condamne à mort et qui exécute. Une révolution contre un régime qui a peur des femmes. Un régime qui a peur des hommes. Un régime qui a peur des jeunes. Un régime qui a peur des libertés et qui transforme ses peurs en terreur contre le peuple iranien.
Il est temps de défendre les forces de vie en Iran, comme nous entendons le faire avec cette résolution. Mais pour défendre les forces de vie en Iran, il nous faut sanctionner les milices de la mort. Et les milices de la mort, c’est le corps des gardiens de la révolution. C’est la branche la plus pourrie d’un régime corrompu. Alors que ce Parlement fait son boulot, il est temps que la Commission et que le Conseil fassent aussi leur boulot pour sanctionner ce régime.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, mais pourquoi fait-il pendre tant de jeunes gens? Pour faire peur, bien sûr. Pour dissuader hommes et femmes, parents et enfants de descendre dans la rue crier leur rejet de son régime. Mais ce n’est pas tout. S’il a tant besoin de la terreur, c’est que ce vieillard acculé, dos au mur, n’a...
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