– Madame la Présidente, chers collègues, la Commission européenne affiche une ambition, celle de réindustrialiser l’Europe afin de produire ce dont on a besoin et de mettre en œuvre la transition écologique. Pour y parvenir, les institutions souhaitent renforcer la compétitivité de l’industrie européenne. Mais je me pose alors cette question simple: comment réindustrialiser notre continent sans protectionnisme et sans contrôle du prix du bien le plus essentiel à l’industrie, c’est-à-dire l’énergie? Comment parler de compétitivité alors que les factures d’électricité poussent chaque jour nos artisans, nos TPE, nos PME à la délocalisation?
Pendant que la Commission ne jure que par le marché intérieur, nos concurrents directs, États-Unis en tête, profitent de notre incapacité à réguler les prix de l’énergie pour attirer sur leur sol nos industries prises à la gorge par les prix de l’électricité. Là où l’UE parle de marché, nos concurrents planifient et régulent. Là où nous signons des accords de libre-échange, nos concurrents protègent et subventionnent leurs productions stratégiques.
Donc oui, nous devons mettre en place une stratégie industrielle en Europe, mais pour cela, nous devons sortir des logiques de marché pour nous tourner vers la production stratégique, à commencer par l’énergie. Il en va de notre souveraineté.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
réponse «carton bleu». – Alors, cher collègue, si vous m’aviez écoutée, vous auriez retenu que j’ai évoqué la question des aides d’État, mais pas seulement. Je crois profondément, et je le porte avec mon groupe depuis plus d’un an, qu’il faut qu’on accélère sur la question du fonds de souveraineté, qu’on a appelé...
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(La prise de parole ci-dessus)