– Madame la Présidente, chers collègues, partout l’internationale fasciste gagne du terrain. Le dernier exemple en date, c’est la tentative de coup d’État avorté au Brésil, où des milliers de putschistes d’extrême droite ont envahi le palais présidentiel brésilien parce qu’ils refusaient le résultat des urnes. Plus près de nous, en Allemagne, c’est l’extrême droite séditieuse qui tente de prendre d’assaut le Bundestag. En France, des terroristes d’extrême droite tuent des Kurdes en plein cœur de Paris. Les ressemblances sont troublantes avec l’Europe de l’entre-deux-guerres.
Partout, l’extrême droite exprime une même détestation de la démocratie, une même détestation de l’ordre constitutionnel, une même violence xénophobe. Et je suis très, très inquiète quand je vois le glissement de la droite classique, la droite républicaine vers l’extrême droite, que ce soit en Suède, en Italie, en France, avec la victoire d’Éric Ciotti chez les Républicains. Pour défaire l’extrême droite, les déclarations d’intention ne suffisent plus, les postures moralisatrices ne suffisent plus. Ce qu’il faut, c’est construire par l’action un projet politique alternatif, casser la résignation et changer le quotidien.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)