au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, chers collègues, Madame la Commissaire, dans ce rapport, on trouve des solutions ou des pistes de solutions – et merci, chers collègues, de les avoir dressées – aux différents aspects de la petite pêche côtière et aux enjeux auxquels elle doit répondre. Mais enfin, honnêtement, ce rapport devrait avant tout être une autocritique de ce qui se passe, de ce que nous faisons depuis des années sur la petite pêche côtière. En plus, les communistes, vous savez ce que c’est que l’autocritique. Donc on aurait dû aller plus loin. En fait, c’est une pâle autocritique de la réalité. La réalité, c’est que nous avons rendu la vie des pêcheurs de la petite pêche côtière parfaitement impossible. Nous avons accumulé des réglementations. Quand vous regardez les tonnes de paperasse qu’ils doivent remplir, les tonnes de réglementation qu’ils doivent lire, enfin il faut être bac plus dix pour comprendre les choses. Des quotas, des licences, du zéro rejet, du pas de rejet.
Vous avez abordé, Madame la Commissaire, l’accès au fonds. Mais c’est une plaisanterie. C’est une plaisanterie. Moi, je veux savoir et je demanderai à la Commission européenne de nous dire quelle est la proportion du FEAMP, le précédent fonds qui a été alloué à la petite pêche côtière. La réalité, c’est que c’est inaccessible. Les types, ils sont tout seuls sur leur bateau. Qu’est-ce qu’ils vont aller passer leur temps à déposer des dossiers qui font des pages et des pages? Moi, je suis très en colère parce que j’ai eu la gestion de ces fonds européens pour la pêche dans ma région. C’était impossible à faire. Notre collègue Bijoux parlera de ce qui se passe outre-mer. Qu’est-ce qu’on fait en outre-mer? Je suis allé en Guadeloupe. Je suis allé à la Réunion. J’ai vu ces pêcheurs qui ne comprenaient pas pourquoi est-ce qu’on leur enfonçait la tête sous l’eau à ce point-là.
Vous parlez de la congélation des produits de la pêche côtière. Mais enfin, Madame la Commissaire, je suis désolé. Dites-le aussi à votre collègue. On ne congèle pas ces produits qui ont une grande valeur ajoutée. Ça n’a pas de sens. Je suis désolé de le dire. La Commission est à côté de la plaque. Il est temps qu’on se réveille et qu’on sorte la tête des dogmes que nous avons eu depuis des années. Parce que la petite pêche côtière, c’est celle qui fait vivre nos littoraux et il est hors de question que nous les soldions.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe Verts/ALE. – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, je vous ai écoutés. Nous sommes tous d’accord ici pour dire que la petite pêche artisanale est essentielle pour la vie de nos territoires côtiers, pour la sécurité alimentaire de notre continent. Nous sommes d’accord pour...
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