– Monsieur le Président, avec 300 milliards d’euros d’investissements escomptés, le nouveau programme européen Global Gateway se fait fort de concurrencer la Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique depuis 2009. Mais une telle ambition implique de se départir d’une certaine naïveté.
Naïveté, tout d’abord, car il ne suffit pas de faire, il faut faire savoir: 59 % des Africains avaient, en 2019-2020, une opinion positive de l’influence de la Chine, ce chiffre tombant à 46 % s’agissant des Européens. Un résultat déconcertant au regard de notre investissement financier et humain. Je pense notamment à l’armée française au Sahel. Naïveté également lorsque, par exemple, un marché public au Sénégal, cofinancé par la Banque européenne d’investissement à hauteur de 80 millions d’euros, était remporté par une société chinoise. Sur ce point, nous restons malheureusement les idiots utiles du reste du monde.
Les Occidentaux sont aussi appelés à la rescousse s’agissant d’une dette africaine détenue à au moins 21 % par Pékin. Et bien que ses pratiques en matière de prêts soient décriées, la Chine semble se dérober à un éventuel effort collectif d’allégement. Bref, les Européens doivent avant tout cesser de travailler pour le roi de Prusse ou, si j’ose dire, pour l’empereur de Chine.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, alors que l’Union européenne et ses États membres sont des acteurs clés en matière d’aide internationale au développement, que nous travaillons main dans la main avec nos partenaires, notre action se trouve attaquée, concurrencée par d’autres alliés,...
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(La prise de parole ci-dessus)