– Madame la Présidente, Madame la Commissaire, Madame la Ministre, les criminels jouent avec les règles du jeu pour financer des attaques terroristes ici ou blanchir de l’argent là-bas. Sans scrupules, ils exploitent nos failles. La Commission et le Conseil ne peuvent rester sans réaction quand un pays tiers présente une menace spécifique et grave pour le système financier de l’Union européenne.
Dernier exemple en date: les Émirats arabes unis. Nous savons que ce pays sert de refuge aux oligarques et aux criminels souhaitant échapper à nos règles du jeu et aux sanctions. Le Groupe d’action financière, le GAFI, référence internationale en la matière, a identifié ce pays comme une menace grave pour le système financier dès mars 2022 – cela a été dit à plusieurs reprises. Pourtant, il a fallu attendre neuf mois pour que la Commission mette à jour notre liste noire. Neuf mois auxquels le Conseil a ajouté un délai supplémentaire, nous rendant davantage vulnérables aux menaces et pressions extérieures.
Notre liste européenne devrait s’aligner dans les plus brefs délais sur celle du GAFI. La révision de notre liste noire est trop politisée, opaque et lente. Corapporteur avec Eero sur le règlement antiblanchiment, je prône une réforme en profondeur de cette procédure. La future autorité européenne doit également avoir un rôle clé. Il nous faut aller plus vite. Il nous faut frapper plus fort. Chaque semaine d’inertie du Conseil expose nos systèmes financiers et nos sociétés aux attaques des pires criminels.
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