au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, chers collègues, les Ukrainiens portent la sécurité de l’Union européenne sur leurs épaules. Pourtant, les Ukrainiens ne sont pas encore membres de notre Union et de ce fait ils ne participent pas à nos décisions. C’est pour cela que notre Parlement a toujours été, dans cette guerre, le porte-voix, ici même, du peuple ukrainien. Nous avons toujours été à l’avant-garde. Ce Parlement a notamment obtenu des sanctions inédites: un embargo sur les énergies fossiles russes, l’octroi du statut de candidat à l’Ukraine, des enveloppes d’aide financière et militaire. Aujourd’hui, nous continuons à assumer ce rôle.
Cela fait un an que les Ukrainiens se battent. Les experts nous l’affirment: ce printemps peut être un tournant. Une nouvelle offensive russe, d’une violence inégalée, est prévisible. Mon groupe salue avec soulagement et gratitude les décisions des États membres et des États-Unis de fournir des chars à l’Ukraine. C’était une décision juste, c’était une décision nécessaire. Mon groupe appelle toutefois à continuer les efforts en élargissant la liste des sanctions considérablement – à 6 000 individus au cœur du régime de Poutine.
L’intégration progressive de l’Ukraine à notre bloc est aussi une priorité absolue: le marché commun, les programmes structurels, les fonds européens doivent être progressivement ouverts à nos amis ukrainiens. À chaque étape de sanctions et d’intégration, nous savons que le Kremlin nous menacera. Cependant, je mets en garde les décideurs européens, nous-mêmes, ici au Parlement européen: ce n’est pas à la Russie de fixer les lignes rouges. La Russie a dépassé la seule ligne rouge en violant le droit international, qui est le fondement de notre sécurité collective. La Russie a dépassé la ligne rouge morale en s’adonnant à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité.
Ne tombons pas collectivement, ici ou dans d’autres institutions européennes, dans le piège de leur propagande. Le chantage, les prévisions apocalyptiques, cela fait un an que nous les entendons. Où en serait l’Ukraine aujourd’hui si nous n’avions pas écouté le peuple ukrainien, si nous avions écouté le Kremlin et ses porte-parole européens? Alors, maintenant, imaginez où en serait l’Ukraine si nous arrêtions de l’écouter, si nous arrêtions de la soutenir? N’ayons pas peur, continuons le combat, continuons à soutenir l’Ukraine.
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