– Madame la Présidente, il y a des situations où l’humanitaire, où le salut des populations doivent prendre le pas sur toute autre considération politique ou diplomatique. L’Union européenne ne cesse de le dire quand il est question de migrants, mais elle abandonne hypocritement ses grands principes lorsqu’il s’agit de la Syrie.
Un séisme y a durement frappé. Nous avons tous ici une pensée pour les victimes et leurs familles en Turquie et en Syrie, qui attendent dans l’angoisse. La Turquie bénéficie d’une aide de la part des pays membres de l’Union européenne comme de la communauté internationale, ce que nous saluons sans réserve. Vous me permettrez de profiter de cette occasion pour saluer les équipes de sauveteurs français qui sont sur place.
Mais nous savons que la détresse est encore plus forte en Syrie, en raison du conflit, de la destruction du pays, mais aussi des sanctions édictées par l’Union européenne.
À l’heure présente, la priorité est de faire trêve aux rancunes diplomatiques, d’oublier la logique juridique aveugle des sanctions et de penser avant tout aux populations syriennes. Notre aide humanitaire doit également s’adresser à ces populations qui souffrent et qui en ont besoin. C’est une question d’honneur et d’humanité.
La source —
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(La prise de parole ci-dessus)