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13 février 2023 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Madame la Présidente, lorsqu’un séisme cause la mort de plus de 30 000 personnes, il ne devrait plus y avoir de Turcs, de Syriens, de chiites, de sunnites, d’alaouites, de chrétiens ou de Kurdes, mais seulement des hommes, des femmes et des enfants à secourir. Lorsqu’un séisme cause la mort de plus de 30 000 personnes, on est ému des gestes de solidarité qui transcendent les conflits: la Turquie a ainsi reçu le soutien de l’Arménie et de la Grèce, en dépit du poids de l’histoire et des tensions du présent. Malheureusement, en Syrie, le tremblement de terre n’est qu’un malheur de plus. Un seul point de passage est ouvert vers le nord-ouest pour l’aide d’urgence, au motif que la zone n’est pas sous le contrôle de Damas. Les combats se poursuivent, y compris dans les zones touchées par le séisme. Le régime de Bachar el-Assad blâme les sanctions internationales pour la lenteur de l’aide, alors qu’elles n’ont jamais inclus l’assistance humanitaire. Face à l’ampleur des dégâts et au nombre de civils en danger, il est temps que le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu complet et la circulation sans entrave de l’aide d’urgence, et que l’ONU mette en place un pont aérien vers la Syrie. La vie d’un enfant vaut autant que celle d’un autre, en Syrie ou en Turquie. Il serait temps de s’en souvenir.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2023-02-13_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)