geheim.land Recherche Politique
8 novembre 2023 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe The Left. – Monsieur le Président, chers collègues, il faut nommer les choses. Ce qui se passe à Gaza est un massacre délibéré et organisé. Dix mille Palestiniens ont déjà été assassinés par les bombardements indiscriminés d’Israël et, je ne sais pas si on s’en rend bien compte, des enfants sont amputés à vif, sans anesthésie. Cent soixante enfants meurent chaque jour, un toutes les dix minutes. Gaza est devenu un cimetière sans sépulture où les femmes marquent le nom de leurs enfants sur la peau de leurs enfants pour qu’on puisse les identifier s’ils se faisaient tuer par les bombardements d’Israël. Benjamin Netanyahou ne compte pas mettre un terme à ce carnage. Il compte l’amplifier. Un de ses ministres a même proposé d’utiliser une bombe nucléaire pour rayer Gaza de la carte. Ce n’est pas de l’autodéfense, chers collègues, c’est de la vengeance. Pendant ce temps, la colonisation illégale s’intensifie encore et toujours plus en Cisjordanie, poussant, chassant les Palestiniens de leurs terres. Tout cela ne fait qu’ajouter à la spirale de violence et ne garantira en rien le droit à la sécurité des Israéliens. Il faut arrêter cette folie. Et quand je vois la réponse de l’Union européenne, Madame von der Leyen, je dois dire que j’ai honte. Honte que vous ayez ignoré l’alerte de l’Organisation des Nations unies sur les crimes de guerre israéliens et le risque de nettoyage ethnique et de crimes de génocide. Honte que vous ayez refusé d’appeler à l’arrêt immédiat des combats. Honte que vous vous aligniez honteusement sur les États-Unis et passiez à côté de votre responsabilité historique en faveur de la paix. Honte, simplement honte, avec gravité, que vous vous rendiez complice de ces atrocités. On ne peut répondre aux horreurs commises par le Hamas par le massacre d’un peuple. Il faut appeler à un cessez-le-feu immédiat. Tout doit être fait pour obtenir la libération des otages, la levée du blocus, la fin de la colonisation et la relance de la solution à deux États. Le moment que nous vivons est crucial. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. Les jours de 2,5 millions de personnes prises au piège sont comptés. L’histoire nous regarde et elle ne nous pardonnera pas de les abandonner.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2023-11-08_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)