par écrit. – Hier, les Balkans occidentaux et demain, l’Ukraine, la Moldavie ou encore la Géorgie: le projet d’élargissement ne semble plus connaître de limites. S’agissant des Balkans occidentaux, le processus intervient alors que les tensions sont à nouveau à vif. C’est le cas s’agissant de la Serbie et du Kosovo, Pristina n’ayant pas concrétisé l’association des municipalités à majorité serbe. De même, les négociations d’adhésion pourraient s’ouvrir avec la Bosnie-Herzégovine, alors que le traitement de la République serbe de Bosnie devrait nous interpeller.
Du reste, une certaine lassitude pourrait gagner la région: en Serbie, le soutien populaire à une adhésion à l’Union européenne ne serait plus que de 33 %. Une issue qui ne surprend guère, au regard de la pression exercée sur le pays tant pour s’aligner sur la politique de Bruxelles vis-à-vis de la Russie que pour reconnaître son ancienne province du Kosovo – pourtant non reconnue par cinq États membres. Bref, cette politique d’élargissement est une aberration. Son seul aspect tangible est son coût financier – au travers, en particulier, de l’instrument d’aide de préadhésion.
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