– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, pour tous ceux qui s’inquiètent du prix de l’essence à la pompe et du prix du chauffage cet hiver, l’heure n’est certainement pas à l’autosatisfaction. La préférence irrationnelle pour les énergies renouvelables provoque une inflation des prix de l’énergie en passe de devenir structurelle. Des intermédiaires, qui ont perdu leur identité au passage, s’enrichissent sans cause en revendant du gaz et du pétrole russe. Les impasses techniques qui sont faites, notamment sur les microcentrales nucléaires, mais aussi sur le gaz propre – qui pourrait bien être l’énergie du XXIᵉ siècle –, mais aussi sur les réseaux électriques intelligents, risquent de pénaliser la compétitivité de nos entreprises et aussi les prix payés pour l’énergie par nos ménages.
Mais l’erreur me semble d’une nature plus grave. C’est une erreur sur la nature même des marchés en concurrence. Sur l’énergie sont d’abord en concurrence des systèmes nationaux, des opérateurs nationaux, et des conditions climatiques et territoriales différentes. Nous permettons aux entreprises privées tout ce que nous interdisons aux opérateurs nationaux: une approche localiste et responsable. Il convient de reprendre les bases d’une concurrence et de faire le bilan de ce que gagneraient les États qui, comme le Portugal ou l’Espagne, reprennent leur indépendance par rapport à des prix européens de l’énergie qui sont une subvention à des pays qui ont fait les mauvais choix. Je pense notamment à l’Allemagne.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, les conclusions du rapport sur l’état de l’Union de l’énergie en 2023 étaient attendues. Elles montrent que nous avons su réagir face à la crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine en amortissant les prix, et demain en les faisant baisser, grâce à notre...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)