au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, alors que les bombes israéliennes pleuvent sans relâche sur les populations civiles de Gaza, notre Parlement débattra pour la première fois cette semaine d’un cessez-le-feu. Je salue que le concept de cessez-le-feu ne soit enfin plus tabou dans notre hémicycle, car nous étions bien seuls jusque-là, avec mon groupe de La Gauche, à porter ce mot d’ordre. Mes chers collègues, cela ne suffit pas. En parler est une chose, l’écrire dans une résolution est une autre chose. Imaginez l’impact diplomatique d’un appel officiel de notre Parlement européen à un cessez-le-feu. Imaginez la force de ce message pour les familles des 12 000 victimes, pour les plus de deux millions de Palestiniens qui risquent de perdre leur vie à tout instant. Je me souviens qu’à chaque étape de l’agression militaire ignoble de la Russie contre l’Ukraine, notre Parlement n’a pas hésité, à raison, une seconde à se prononcer à travers le vote de résolution. Comment expliquer alors aujourd’hui que nous resterions silencieux face à ce massacre en cours? Ce «deux poids, deux mesures» vis-à-vis du peuple palestinien serait injustifiable et impardonnable. Raison pour laquelle je vous demande d’ajouter au débat de mercredi le vote d’une résolution pour un appel clair: celui du cessez-le-feu.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)