– Madame la Présidente, cet accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande, c’est un peu la quintessence de l’hypocrisie et du double langage européen. C’est-à-dire que cela fait des années que sur tous les bancs, on parle du Pacte vert, on veut absolument concilier le climat et le développement économique, et de l’autre, on se gargarise d’avoir enfin signé un accord avec un pays à près de 20 000 kilomètres d’ici. Donc intensifier les échanges commerciaux à force de gros bateaux et de cargos polluants, pour importer quoi, du lait, des ovins, des pommes? C’est-à-dire des choses que nous sommes totalement capables de produire en Europe.
Alors là, je ne comprends pas l’argument consistant à dire que c’est un accord progressiste. Qu’est-ce qui est progressiste? Oui, le texte va respecter les normes internationales du travail. Encore heureux! Qu’est-ce qui est progressiste? Ah oui, mais attention, il y a des sanctions prévues en dernier recours si on ne respecte pas l’accord de Paris. Mais on sait très bien ce que ça veut dire, «en dernier recours»: il n’y en aura pas.
Et puis il y a un dernier argument, et là je suis en désaccord total avec le collègue Caspary, je dis qu’il faut arrêter de sacrifier les agriculteurs européens, et dans cet accord ils sont une fois de plus sacrifiés. L’agriculture devient de plus en plus la variable d’ajustement à chaque fois qu’on fait du commerce. Eh bien ça ne peut pas durer, et c’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut rejeter cet accord.
(L’orateur accepte de répondre à une question «carton bleu»)
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, l’accord entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande semble marquer une avancée positive. Pour la première fois, des mesures écologiques contraignantes et un respect envers les peuples autochtones sont inscrits dans cet accord. C’est un signal fort.
Il est indéniable que l’Union...
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(La prise de parole ci-dessus)
réponse «carton bleu». – Mais, madame Melchior, vous savez que pendant très longtemps, l’Europe avait une agriculture ovine, c’est-à-dire des agneaux de très grande qualité. Mais justement, à force de concurrence déloyale, on a aujourd’hui un secteur entier de l’agriculture européenne qui ne va pas bien. Mais quand...
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