au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, les élections européennes approchant, certains en profitent pour faire avancer leur agenda européiste. Ce rapport est un énième texte souhaitant octroyer plus de pouvoirs à l’Union européenne et réduire l’influence des États membres, si ce n’est les dominer. La faible participation aux scrutins précédents devrait pourtant constituer un signal d’alerte. Nos concitoyens se rendraient plus facilement aux urnes s’ils sentaient que l’Union européenne est proche de leurs préoccupations. Pour eux, l’Union européenne incarne au contraire la source ou une grande partie de leurs problèmes. Et ce n’est pas la dernière campagne de communication de la Commission européenne qui devrait réconcilier les Européens avec nos institutions. D’un coût de 18 millions d’euros, la campagne «L’Europe, c’est toi» est non seulement difficilement compréhensible, mais, surtout, elle continue d’être diffusée sur le territoire français après le 1ᵉʳ décembre 2023, jour de l’ouverture de la campagne électorale en France. Elle contrevient ainsi à l’article L52-1, alinéa 2, du code électoral français, lequel dispose que, «à compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin». Or, ces affiches renvoient vers un site internet officiel, qui lui-même renvoie vers différentes pages du site de la Commission au sujet des réalisations de l’Union européenne – on retrouve ainsi le pacte vert ou REPowerEU, pour ne citer qu’elles –, lesquelles affichent clairement un certain parti pris politique. Il en va de même de la participation de la présidente de la Commission européenne, le 7 octobre 2023, au campus européen de rentrée du parti présidentiel français Renaissance. Alors que la question des élections européennes de 2024 était au cœur de cet événement, sa présence a évidemment marqué un soutien direct à la liste qui soutiendra le parti Renaissance le 9 juin prochain. La neutralité que sa fonction impose s’en trouve donc lourdement entachée.
Ce rapport intervient dans un contexte d’hypocrisie générale, où la Commission européenne elle-même contrevient aux règles de déontologie et aux règles électorales. Ce texte ne permettra en rien d’augmenter la participation aux élections: il aggravera la situation. La volonté d’instituer un supra-État européen amplifiera la déconnexion entre les technocrates et le peuple. Depuis 2010, les Français sont près de 70 % à se méfier de l’Union européenne: voulez-vous continuer à creuser le fossé? Votre projet consiste à dissoudre les États en exposant nos concitoyens à de nombreux dangers: nous voulons les défendre et les protéger. Face à cet ensemble européen sans âme que vous façonnez, nous continuerons d’incarner une Europe des nations fière et souveraine.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, chers collègues, les élections de 2024 seront les plus importantes depuis la chute du mur de Berlin, car l’histoire s’accélère, et de ce fait nous devons accélérer la transformation européenne. Nous devons réformer l’Union pour unifier le continent. C’est la raison...
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(La prise de parole ci-dessus)