rapporteure pour avis de la commission des budgets. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, rendons-nous à l’évidence: les États ont perdu une partie de leur souveraineté fiscale. Il est clair désormais que l’Europe doit apporter une réponse à la bonne échelle à ce défi du xxiᵉ siècle. C’est ce que nous avons fait, par exemple, en imposant une contribution de solidarité aux géants de l’énergie fossile, parce qu’il est des bases fiscales qui ne peuvent plus s’appréhender au seul niveau national sans mener à une fuite des recettes et des activités vers d’autres pays.
La réalité, c’est que les États-nations ne peuvent plus s’attaquer isolément à certains enjeux, que cela soit d’ailleurs en temps de crise ou non. Je pense bien sûr au dérèglement climatique, aux géants du numérique, aux transactions financières, à l’évasion et à la fraude fiscale.
Chers collègues, il est temps de nous emparer de ces défis, sans aucun tabou, car, s’il est bien un niveau de pouvoir capable de ramener plus de justice fiscale et sociale en plus des États, et en particulier en temps de crise, c’est bien l’Europe.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)