au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, enfin. Enfin, l’Union européenne réalise que les croisades contre le nucléaire furent une des erreurs les plus funestes de la Commission. Dans le même temps, en France, Emmanuel Macron a compris que ses engagements de 2017, où il annonçait vouloir réduire de manière drastique la part du nucléaire dans notre production électrique, étaient un suicide économique pour la France. Alors que le tissu économique français paye le prix fort de l’abandon de notre filière nucléaire par l’État pendant des années pour satisfaire aux campagnes antinucléaire de la Commission européenne et de l’Allemagne, il faut se réjouir que ce Parlement soutienne enfin le secteur des petits réacteurs nucléaires modulaires, où les start-ups françaises sont en pointe.
Pourtant, ce rapport l’admet lui-même, dans la course aux petits réacteurs modulaires, l’aveuglement européen nous a conduits en seconde division: Américains, Chinois et Russes ont déjà pris une large avance. Il est évidemment essentiel que les investissements et la recherche pour les petits réacteurs modulaires soient intégrés au Fonds pour une transition juste. Plus généralement, nous appelons de nos vœux la fin totale de l’hostilité de l’Union européenne envers l’énergie nucléaire.
Trop longtemps, les Français ont subi la double peine. Contributeurs nets au budget de l’Union européenne, ils étaient les premiers pénalisés pour ce qui est des subventions européennes dans le domaine de l’énergie. Un soutien aux petits réacteurs modulaires nucléaires est une première étape dans la bonne direction, mais elle sera insuffisante pour assurer notre indépendance énergétique. L’entretien et l’investissement dans les centrales nucléaires classiques est plus que jamais nécessaire, en France comme ailleurs.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe Verts/ALE. – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, «les petits réacteurs modulaires sont une illusion, une distraction dangereuse au nom de l’urgence climatique». Ce sont les mots de Michèle Rivasi, écrits pour cette assemblée il y a deux ans tout juste. Ces mots n’ont toujours pas été...
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(La prise de parole ci-dessus)