– Madame la Présidente, en quelques mois, vous avez vu venir des Pays-Bas deux avertissements électoraux. D’abord en avril, avec la victoire du Mouvement agriculteur citoyen, le BBB, puis plus récemment avec celle du PVV de Geert Wilders. Ce basculement majeur, avec la défaite cuisante de Frans Timmermans, le promoteur de votre pacte vert, s’interprète comme un désaveu de votre politique «décroissantiste».
En France, en ce moment, un mouvement de protestation prend de l’ampleur dans le monde agricole, Là où les Néerlandais retournaient les drapeaux en signe d’appel au secours, les Français retournent les panneaux d’entrée de ville. C’est une manière de dire que l’on marche sur la tête. Vous aurez remarqué en venant au Parlement que le panneau d’entrée de la ville de Strasbourg, où nous siégeons aujourd’hui, est d’ailleurs retourné.
Nos agriculteurs expriment leur exaspération face à l’abus de normes (rythmes, coûts…). Ce qu’ils condamnent, c’est l’absence de clauses miroirs dans vos traités de libre—échange – ce qui instaure une concurrence déloyale –, une écologie qui n’est pas participative mais punitive, une logique non pas d’amélioration mais de limitation et d’interdiction.
Vous ne pouvez pas faire comme s’il ne se passait rien.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, le 9 décembre 2022, le scandale de corruption présumée au sein même des plus prestigieuses institutions européennes, avec comme corrupteur présumé le Qatar, sortait dans la presse. Peu de personnes aujourd’hui se souviennent pourtant que c’est aussi au Qatar que fut signée, en 2000, la...
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(La prise de parole ci-dessus)