– Monsieur le Président, la transition écologique va nécessiter de grandes quantités de matières premières critiques. Il est nécessaire que l’Union européenne puisse s’approvisionner sur son sol et dépende moins des pays tiers au vu des impacts sociaux, environnementaux et humains.
Mais il faut aussi que cette stratégie d’approvisionnement se fasse dans le respect des limites planétaires. La législation sur les matières critiques propose des éléments intéressants sur l’atténuation de la demande, le recyclage, la circularité, mais sans vraiment proposer de nouveaux modèles plus sobres et sans questionner le tout-numérique. Surtout, l’Union européenne ne doit pas répéter les erreurs du passé en soutenant une logique purement extractiviste, sur son territoire comme à l’international.
Les droits des peuples autochtones et des populations locales doivent être respectés, y compris le principe de consentement préalable, libre et éclairé. La course aux matières premières critiques ne doit pas être un prétexte pour mettre davantage en danger la nature. Malheureusement, dans ce compromis final, les États se réservent la possibilité de faire de l’extraction dans les aires protégées et d’accélérer de nouveaux projets miniers au nom de l’intérêt public supérieur. Nous serons donc particulièrement vigilants sur l’application de ce texte.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, je voudrais vous dire que la proposition de règlement que vous soumettez est meilleure que le texte adopté en septembre 2023. Certains des objectifs extrêmement contraignants de la précédente mouture ont été revus à la baisse, ce qui est une bonne...
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