au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, regardons bien Taïwan: un État démocratique, qui respecte l’état de droit, qui s’engage pour un ordre international fondé sur des règles, qui vise une transition verte, durable, équitable pour tous.
Regardons bien Taïwan, un État clé dans une région clé, un État qui voit passer presque la moitié du commerce mondial, un État qui fait face à nos rivaux systémiques, un État qui subit directement menaces et intimidations, justement parce qu’il partage nos valeurs.
Regardons bien Taïwan, un État qui fournit une grande majorité des composants électroniques nécessaires à notre double transition écologique et numérique, un État qui cherche à développer ses investissements à l’étranger, et particulièrement en Europe.
Tout semble donc propice au renforcement de nos relations commerciales et en matière d’investissement, et ce Parlement européen l’a déjà appelé de ses vœux. Pourtant, les choses bloquent, alors que d’ordinaire la Commission européenne est si prompte et si encline à vouloir multiplier les accords de commerce. Monsieur le Commissaire Dombrovskis, vous venez d’évoquer le respect des normes européennes et je m’en réjouis. Alors, pourquoi, finalement, de telles oppositions? On nous parle d’avancées sectorielles. Mais quand? Comment? Pourquoi laissons-nous d’autres États bénéficier de ces investissements d’avenir?
Monsieur le Commissaire, les relations de demain se construisent aujourd’hui. Alors oui, regardons bien Taïwan et ne tournons pas le dos à cet État qui ne demande qu’à travailler avec nous
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)