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12 décembre 2023 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, après avoir imposé le certificat numérique de vaccination contre la COVID-19, voici que l’Union européenne revient par la grande porte pour s’immiscer dans les compétences souveraines des États – la santé, en l’occurrence. L’espace européen des données de santé marque la volonté toujours plus forte de Bruxelles de s’imposer comme un super-État face aux nations européennes. Voulons-nous vraiment que l’Union européenne s’occupe de la santé des Européens comme elle s’occupe du reste, c’est-à-dire comme une hyperstructure totalitaire? En plus de s’inscrire dans le giron du portefeuille d’identité numérique, ce projet liberticide captera les données de santé des Européens au profit de Microsoft. La souveraineté numérique en prend donc un coup, et avec elle votre capacité à ne pas vous soumettre en permanence aux GAFAM et à leurs déprédations. Vous bafouez les intérêts des citoyens européens, et pis: vous n’empêchez pas les acteurs privés comme les banques ou les compagnies d’assurances d’utiliser nos données. Qu’importe le consentement des Européens, ils doivent tout donner pour être mieux contrôlés. Nous refusons cette dérive liberticide, qui est une atteinte aux États et aux individus. Non, l’Union européenne n’est pas un empire. Non, la liberté des Européens n’est pas négociable. Non, l’Europe n’est pas à vendre aux États Unis.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2023-12-12_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)