au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, tout au long de ma vie, j’ai placé l’idée du travail bien fait et la conscience professionnelle au cœur de tout. Une affaire ne peut fonctionner que si tout le monde se sent bien et s’implique pour garantir l’emploi. Nous ne pouvons pas nier les nouveaux défis liés au numérique et au télétravail, qui se sont généralisés et amplifiés lors de la crise sanitaire. Ce constat a poussé mon pays, la France, à prendre le taureau par les cornes dès 2016. À cette époque, le mot «COVID» était encore confiné dans les laboratoires, et pourtant le «droit à la déconnexion», lui, apparaissait déjà dans notre code du travail.
Il faut aussi savoir que plus de la moitié des États membres disposent déjà de lois ou d’initiatives sur ce sujet, et que la plupart des autres en discutent sérieusement. Bref, nous n’avons pas besoin de la Commission pour agir. Comme à son habitude, Bruxelles profite de cette occasion pour s’immiscer dans la vie des États. C’est d’autant plus vrai que les conséquences d’un non-respect du droit à la déconnexion (telles que la surcharge de travail, les arrêts maladie, ou la détérioration de la santé mentale) seront assumées par les systèmes de santé nationaux, et donc financés par les États eux-mêmes.
Laissez nous nous occuper de ces questions qui nous concernent au premier chef, puisque ce sont les États qui paient. Ne vous y trompez pas, l’Union européenne n’est pas la solution à tout. Il serait grand temps qu’elle le comprenne.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)