au nom du groupe The Left. – Monsieur le Président, s’il y a bien un domaine dans lequel l’autonomie stratégique de l’Union européenne reste à démontrer, c’est celui de la relation transatlantique, car les Européens et les Américains sont loin d’avoir toujours les mêmes intérêts, et la chute de Trump n’a réglé aucune de nos divergences.
Prenons la loi américaine sur la réduction de l’inflation ou le règlement sur les semi-conducteurs: vous avez des Américains qui donnent des centaines de milliards aux entreprises pour quitter l’Europe et déménager sur leur territoire. Ils poursuivent toujours leurs sanctions extraterritoriales. Et nous, que faisons nous? Eh bien rien. En tout cas pas grand chose. Parfois même, on en redemande. Oui, on en redemande, parce que je trouve incroyable que nous allions négocier en coulisses, et d’ailleurs peut être en violation des traités, un accord commercial dont nous savons déjà qu’à la fin il sera inégal.
Je veux parler du Conseil du commerce et des technologies UE - États-Unis, voulu par Mme von der Leyen et par Mme Vestager, et qui prévoit en réalité de donner nos données et nos entreprises numériques aux États-Unis. Et je pourrais parler des normes, aussi, en citant l’Institut européen de standardisation, qui est dirigé par un employé d’Intel au moment où on discute de choses cruciales.
Il faut alors regarder la réalité en face et surtout anticiper. Anticiper, éventuellement, un retour de Trump. Qu’allons-nous faire? Je vous pose la question.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, les États-Unis sont notre meilleur allié, mais aussi notre pire concurrent. Cette leçon historique, nous devrions tous la connaître. En France, la prédation industrielle américaine est constante. Nous avons ainsi suivi avec consternation le rachat du fleuron français...
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(La prise de parole ci-dessus)