au nom du groupe S&D. – Monsieur le Haut Représentant – cher Josep –, vous connaissez sûrement la fameuse phrase de Lénine: «Les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre.» C’est un excellent résumé de trente années de capitalisme européen et américain avec le régime communiste chinois. Nous avons laissé ce régime accaparer nos technologies et nos savoir-faire jusqu’à nous rendre pleinement dépendants dans des secteurs stratégiques. Prenez par exemple l’énergie solaire: il y a quinze ans à peine, nous avions en Europe des champions industriels du photovoltaïque. Aujourd’hui, la quasi-totalité des panneaux sont produits en Chine, principalement grâce au charbon, à des subventions massives et à la réduction en esclavage des Ouïgours. Que s’est-il passé? Nous avons laissé les industriels chinois ratiboiser notre production à cause de politiques commerciales complètement iniques. Et le solaire n’est qu’un exemple. Notre dépendance à Pékin est telle que nous mettons notre drapeau dans la poche quand nous nous adressons à ses dirigeants.
Dans ce débat, il ne s’agit pas d’une opposition entre «droits-de-l’hommistes» et réalistes. Il est aujourd’hui réaliste de réduire notre dépendance à l’égard du régime chinois, réaliste de rapatrier nos industries critiques, réaliste de filtrer les investissements chinois en Europe, réaliste de bannir les produits de l’esclavage et d’imposer aux multinationales le devoir de vigilance des entreprises. Nos principes et nos intérêts vitaux, quand il s’agit de la Chine, se rejoignent, alors nous devons les défendre avec bien plus de conviction. Il ne s’agit pas de morale, mais de politique.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, nous ne pouvons plus rester les bras croisés face au contournement des sanctions contre la Russie et aux violations répétées des droits de l’homme dans le Xinjiang. Nous ne pouvons plus accepter la concurrence déloyale d’un marché chinois fermé aux entreprises...
Lire ▸
au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, en janvier 1964, par la voix du général de Gaulle, la France reconnaissait la Chine. Le 31 janvier, M. de Gaulle déclarait: «En vérité, il est clair que la France doit pouvoir entendre directement la Chine et aussi s’en faire écouter. Et puis, pourquoi ne pas évoquer ce...
Lire ▸