– Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, en Europe, notre jeunesse s’appauvrit. En France, la catégorie des jeunes qui ont besoin d’avoir recours à l’aide alimentaire a augmenté de 13 % en un an, et 39 % de nos jeunes sont obligés de continuer à vivre chez leurs parents. Pour celles et ceux qui ne peuvent pas, eh bien c’est la misère.
Mais quel avenir préparons-nous? Nous avons la responsabilité d’accorder à nos jeunes les moyens de leur autonomie dans la dignité. Aujourd’hui, en France, la sénatrice écologiste Monique de Marco dépose une proposition de loi pour que les jeunes aient un filet de protection sociale entre 18 et 25 ans. En effet, le système français est aberrant: il ne propose à cette catégorie, aucune sécurité, aucun filet, rien.
Monsieur le Commissaire, permettez à l’Europe d’assurer le droit au logement en mettant fin à la financiarisation de ce secteur, d’assurer l’égalité en interdisant les stages non rémunérés, d’élargir le droit à un revenu minimum pour nos jeunes. Aider la jeunesse, cela ne doit pas être une promesse de charité. Cela doit être un pari pour une émancipation digne et pour un avenir plus démocratique en Europe.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, imaginez: vous avez 21 ans, vous trouvez votre premier emploi dans une ville éloignée, et vous devez partir de chez vos parents. Malheureusement pour vous, ils ne sont pas en mesure de vous aider financièrement, et les logements sont rares et chers....
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(La prise de parole ci-dessus)