au nom du groupe Verts/ALE. – Un an après le «Qatargate», qu’est-ce qui existe pour empêcher la corruption dans les institutions européennes? Au Conseil? Rien. À la Commission? Rien. Un code de conduite, ce n’est pas un outil anticorruption. L’organe d’éthique indépendant qui avait été imaginé pour encadrer, faire des investigations, sanctionner les cas de corruption, est un projet qui, pour l’instant a disparu.
Au Parlement, nous avons fait de gros progrès sur les questions de transparence, notamment avec la déclaration de patrimoine. Mais les parlementaires continueront à se juger entre eux, et les députés risquent de se protéger les uns les autres, comme souvent.
Il a été impossible de créer une structure avec des experts indépendants pour étudier les cas de conflits d’intérêts dans cette maison, et guère plus possible de discuter des 5 000 euros que nous recevons chaque mois comme frais généraux en plus des budgets dont nous disposons déjà.
Enfin, il semble qu’il reste normal, dans la culture ambiante, d’accepter des déjeuners, des voyages à l’étranger, des places pour des matchs de football. Pourtant, à chaque fois qu’une décision de politique publique est prise, ici ou ailleurs, sous l’influence d’un égoïsme privé, c’est la démocratie qui s’abîme, c’est l’intérêt général qui est perdu, c’est notre argent public commun qui est détourné.
Une démocratie saine est une démocratie sans complaisance envers la corruption, qu’elle soit grande ou petite, qu’elle soit rocambolesque ou quotidienne.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, nous avons, comme cela a été dit, commencé à répondre aux différents scandales qui ont touché notre institution l’an passé par une transparence accrue de nos relations avec les représentants d’intérêts: les représentants d’intérêts privés, mais...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe The Left. – Monsieur le Président, chers collègues, il y a tout juste un an éclatait le plus gros scandale de corruption de l’histoire des institutions européennes: le «Qatargate». Des députés se sont vendus à un État étranger pour des mallettes de billets, et on apprend même aujourd’hui que le...
Lire ▸