– Monsieur le Président, comme il n’est aucun domaine que l’Union européenne ne veut voir échapper à ses pulsions totalitaires, nous traitons aujourd’hui du certificat européen de parentalité.
Ces termes affreux donnent d’ailleurs l’impression qu’être parent dépend plus d’une mise en conformité administrative que de la nature elle-même. Usant des mêmes arguments d’apparente bienveillance et de praticité, chaque État devra reconnaître la filiation d’un ressortissant d’un autre État membre – dit ainsi, cela s’entend –, «peu importe la forme que prend cette filiation». Le diable se cache dans les détails, dit-on, et le détail est ici de taille: sur la base de cas hypothétiques d’enfants en situation d’insécurité juridique, la Commission invente des situations de détresse pour s’immiscer dans la politique familiale des États membres et imposer son idéologie.
Ce certificat obligera à reconnaître la parentalité de couples du même sexe ayant eu recours à la procréation médicalement assistée, alors que certains pays européens ont librement choisi de ne pas reconnaître cette filiation. Plus grave encore, on reconnaîtra en pratique la filiation après GPA, soit, pour rappel, la location d’un ventre de femme pour produire une vie acquise par contrat et la programmation de l’abandon d’un enfant dès sa conception. Une régression terrible, qui n’est autre que la marchandisation des corps humains.
Droits de l’homme, droit de l’Union européenne, souveraineté des États: rien n’effraie le rouleau compresseur de cette Commission de droit divin. Avec cette législation, les pays membres pourront être amenés à reconnaître plus de droits à des familles formées hors de leurs frontières qu’à leurs propres familles, voire à reconnaître la pluriparentalité. Ne nous leurrons pas: une offensive claire est menée par l’Union européenne contre la Pologne et la Hongrie, qui ont souverainement fait de la filiation une question fondamentale.
Il est d’ailleurs toujours étonnant que l’Union européenne s’emploie ainsi, avec autant d’énergie, à menacer et à coincer ses propres membres. C’est à se demander si, dans le fond, sur cette question comme sur d’autres, l’unité importe moins que la victoire idéologique, une idéologie qui s’élabore trop souvent, tout de même, ici, contre le droit des femmes et des enfants – soit les plus vulnérables.
(L’oratrice accepte de répondre à une question «carton bleu»)
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
réponse "carton bleu". – Non, ce n’est pas du tout l’objet de mon propos. En l’occurrence, il n’y a pas d’annulation de contrats élaborés dans certains pays.
Sauf que, on ne va pas se mentir, ce texte sert juste à provoquer une attaque, une offensive, contre des pays qui ont librement et souverainement choisi de ne...
Lire ▸