Tel est le coeur du sujet. Les dispositions que vous vous proposez d’insérer dans le texte ne tiendront pas une seconde devant le Conseil constitutionnel pour une raison simple : faire sortir quelqu’un d’un train parce qu’il n’a pas de pièce d’identité – ce qui, je le répète, ne constitue pas un délit – alors qu’il a payé son billet, serait considéré comme un acte disproportionné au regard de la liberté de circulation. Celle-ci concerne la vie quotidienne des gens. C’est un principe fondamental dont on ne peut limiter l’application par l’emploi de sanctions disproportionnées, en empêchant quelqu’un de circuler alors même qu’il n’a commis aucun délit.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. le rapporteur.
Il faut épuiser le débat, à défaut d’en épuiser les protagonistes.
Monsieur Darmanin, vous allez me faire gagner des voix dans ma circonscription en essayant de me caricaturer en parisianiste : je suis un enfant de la décentralisation et j’ai fait toute ma carrière dans des collectivités qualifiées de « locales » sans que ce terme soit considéré comme péjoratif. Je qualifie donc...
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C’est la loi !
(La prise de parole ci-dessus)
Les amendements, nos 54, 55, 84 et 56 de M. Gilles Savary, rapporteur, sont rédactionnels.
Tout à fait, monsieur le président.
Je suis saisi de trois amendements, nos 95, 57 et 58, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.
La parole est à M. Gilles Savary, rapporteur, pour les soutenir.
Les amendements nos 95 et 57 sont rédactionnels ; l’amendement no 58 est de précision.