Alain Vidalies
Monsieur le député, les lignes capillaires de fret constituent un maillon essentiel du transport de fret ferroviaire. Leur modèle économique étant très fragile et leur état, très dégradé, une mobilisation collective est indispensable pour assurer la pérennité de ces lignes.
Je me félicite tout d’abord de voir que la démarche que j’ai engagée fin 2014 dans le cadre de la conférence périodique pour la relance du fret ferroviaire commence à porter ses fruits. Je me réjouis notamment de la mobilisation des acteurs locaux, en particulier des régions, pour redonner un avenir à ces lignes. La réflexion doit en effet s’ancrer dans une perspective d’aménagement du territoire et de développement économique régional. Convaincu que l’implication des régions est une des clés de la pérennisation du réseau capillaire, j’ai obtenu, dans le cadre de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite « NOTRe », la possibilité que les régions et les intercommunalités puissent devenir propriétaires de certaines lignes à leur demande. L’État a pris ses responsabilités en mobilisant 30 millions d’euros sur trois ans pour accompagner la mobilisation financière des acteurs locaux et des acteurs économiques. Au total, l’effet de levier de l’ensemble de ces cofinancements atteindra plus de 100 millions d’euros d’investissements. D’autres démarches locales permettant de sauvegarder des lignes vont aboutir prochainement.
Par ailleurs, de nouveaux référentiels adaptés à ces lignes seront mis en oeuvre dès cette année et permettront de faciliter l’atteinte d’un modèle et d’un équilibre économique. En Champagne-Ardenne, des discussions avancées entre l’État, SNCF Réseau, les collectivités territoriales et les industriels ont déjà permis d’affecter les deux tiers de l’enveloppe mobilisée par l’État en 2015 en faveur des capillaires fret sur cette seule région. C’est le signe d’une coopération efficace autour d’industriels et de chargeurs responsables et désireux de continuer le fret ferroviaire. C’est le cas, notamment, concernant les trois lignes que vous évoquez. Des comités de lignes se sont réunis durant l’automne 2015 et ont permis de finaliser les tours de table financiers. Je tiens d’ailleurs à saluer l’implication du préfet, de la région et des collectivités champenoises pour le succès des rénovations de ces lignes capillaires. Il reste encore des points à définir entre les acteurs, mais je souhaite que les premiers chantiers démarrent dès cette année.
La source —
nosdeputes
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Alain Vidalies
Monsieur le député, plusieurs étapes importantes relatives à la réalisation du projet de ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan, qui doit permettre d’assurer la continuité de la grande vitesse ferroviaire entre la France et l’Espagne sur la façade méditerranéenne, ont été franchies en 2015. En premier lieu,...
Lire ▸
La parole est à M. Charles de Courson, pour exposer sa question, no 1226, relative à la pérennité du transport ferroviaire de marchandises dans le département de la Marne.
Monsieur le secrétaire d’État, je souhaiterais appeler votre attention sur la situation du réseau capillaire de la SNCF dans la Marne, et tout particulièrement sur la situation des trois lignes Oiry-Sézanne, Châlons-en-Champagne-Troyes et Vitry-le-François-Troyes, qui concernent directement la vie économique de ma...
Lire ▸
La parole est à M. le secrétaire d’État chargé des transports, de la mer et de la pêche.
Alain Vidalies
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Charles de Courson.
Monsieur le secrétaire d’État, nous sommes tout de même dans une étrange situation : je ne sais si vos services vous en ont informé, mais les propriétaires du réseau, SNCF Réseau, avaient initialement accepté de faire des travaux à condition de ne contribuer à leur financement qu’à hauteur de 10 %. À la suite de...
Lire ▸
La parole est à M. Pierre Morel-A-L’Huissier, pour exposer sa question, no 1200, relative à l’aménagement de la route nationale 88.
Monsieur le secrétaire d’État chargé des transports, depuis des années, il est dit de manière récurrente par tous que la route nationale 88 entre Lyon et Toulouse peut et doit faire l’objet d’un aménagement à deux fois deux voies. Le temps passe et le segment lozérien entre l’A 75 et Langogne n’avance pas.
Cette...
Lire ▸