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12 janvier 2016 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le secrétaire d’État, je souhaite vous interpeller aujourd’hui en tant que député du Mâconnais-Clunisois au sujet des travaux sur la RCEA, la Route Centre Europe Atlantique. Empruntée chaque jour par de nombreux poids lourds, cette route constitue un axe de transit européen particulièrement important. C’est aussi la route du quotidien pour des milliers d’habitants de Saône-et-Loire qui l’empruntent chaque matin pour aller travailler, se faire soigner ou, s’agissant des plus jeunes, se rendre à l’école. Cette route, vous le savez bien, a brisé trop de vies. Onze personnes de plus sont décédées sur les branches nord et sud de cette route nationale en 2015. Le 13 décembre dernier, c’est un jeune homme de 18 ans, scolarisé en STAPS – sciences et techniques des activités physiques et sportives – au Creusot, Louis Jacquemard, qui, revenant d’un entraînement sportif, a perdu la vie à la suite d’une collision avec un poids lourd à la hauteur de Blanzy. À nouveau, une famille de Saône-et-Loire est en deuil. Un constat s’impose : sur l’ensemble des décès survenus l’année dernière en Saône-et-Loire, la majorité des accidents mortels sur la RCEA a eu lieu dans les secteurs qui n’ont pas été aménagés à deux fois deux voies. Ces chiffres soulignent donc l’importance des travaux déjà réalisés et, surtout, de ceux qui restent à réaliser. Les élus de gauche du département de Saône-et-Loire se mobilisent depuis plusieurs années pour que l’État investisse dans la modernisation et la sécurisation de la RCEA. Le 11 juillet 2013, nous nous sommes réjouis lorsque votre prédécesseur, M. Cuvillier, a suspendu le projet de privatisation porté par le précédent gouvernement, qui consistait à créer des péages tout au long de cette route, et a annoncé un grand plan de relance des travaux de la RCEA entre Mâcon et Montmarault. Les travaux, programmés entre 2014 et 2025, pour un montant total de 440 millions d’euros, doivent permettre la mise à deux fois deux voies de l’essentiel de cette route. Grâce aux services de votre ministère et à la mobilisation sans faille du préfet de Saône-et-Loire, les travaux se déroulent conformément au calendrier prévu. Je veux à ce titre saluer l’engagement, le travail des ingénieurs de la Direction interdépartementale des routes Centre-Est et des agents, qui travaillent chaque jour, et même chaque nuit, pour améliorer la sécurité des usagers, parfois au péril de leur vie. Je souhaite aussi insister aujourd’hui sur la nécessité de la poursuite des travaux de mise en sécurité et du respect des engagements pris par l’État, notamment en matière de financement pour les travaux restant à réaliser. À ce titre, pouvez-vous, monsieur le secrétaire d’État, me confirmer en ce début d’année que les autorisations de programmes prévues pour 2016 seront bien honorées et que les crédits de paiement permettront de lancer les marchés de travaux en temps et en heure pour cette année ? Enfin, concernant les sept kilomètres de travaux de mise à deux fois deux voies entre Mâcon et Prissé, prévus initialement dans le plan de relance autoroutier, je souhaite que vous puissiez me confirmer aujourd’hui leur financement sur des crédits d’État, comme le préfet de Saône-et-Loire s’y est engagé devant moi et devant l’ensemble des parlementaires du département.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160095.asp#P693321
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Alain Vidalies
Monsieur le député, conscient de l’importance que revêt la RN 88, l’État est aujourd’hui clairement engagé dans sa modernisation. Les mises en service des déviations de Carmaux et de Tanus en 2013, de la rocade d’Albi et de la section entre La Baraque-Saint-Jean et La Mothe en 2015 peuvent en témoigner, avec pas... Lire ▸
La parole est à M. Pierre Morel-A-L’Huissier.
Je remercie M. le secrétaire d’État de ces précisions. J’insiste sur le fait que le chef-lieu de la Lozère, Mende, est actuellement à vingt-cinq à trente minutes de l’A 75 et qu’il serait important de réaliser, outre le contournement de Langogne, le segment entre l’A 75 et Mende.
La parole est à M. Thomas Thévenoud, pour exposer sa question, no 1228, relative à la Route Centre Europe Atlantique en Saône-et-Loire.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le secrétaire d’État chargé des transports, de la mer et de la pêche.
Alain Vidalies
Monsieur le député, vous appelez mon attention sur la poursuite de l’aménagement de la Route Centre Europe Atlantique en Saône-et-Loire. C’est bien l’attention aux enjeux de sécurité routière qui a justifié la décision du Gouvernement d’accélérer la modernisation de cette route. Le plan d’accélération, annoncé le... Lire ▸
La parole est à Mme Danielle Auroi, pour exposer sa question, no 1196, relative à la revalorisation des rendements fourragers.
Monsieur le secrétaire d’État, ma question s’adresse à M. le ministre de l’agriculture, mais je suis certaine que ces sujets vous intéressent également. La sécheresse qui a sévi ces derniers mois dans le département du Puy-de-Dôme inquiète fortement le secteur agricole. D’importantes pertes fourragères ont été... Lire ▸