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12 janvier 2016 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Madame la ministre, le nombre de jeunes qui se tournent vers les formations en alternance est en progression depuis de nombreuses années, même si, en 2014, on a constaté une diminution d’environ 3 % des signatures de nouveaux contrats d’apprentissage par rapport à 2013. L’alternance participe à la lutte contre le chômage des 16-25 ans, dans la mesure où elle contribue à une insertion professionnelle plus rapide et efficace des jeunes dans le monde du travail, ceux-ci ayant l’occasion d’acquérir une expérience professionnelle en même temps que leur formation théorique. En outre, elle constitue souvent, pour l’élève en contrat d’alternance avec une entreprise, une opportunité d’accéder ensuite à un premier emploi dans celle-ci, et, pour cette dernière, la possibilité d’embaucher une personne déjà formée à ses pratiques professionnelles. Aujourd’hui, nombreux sont les jeunes à la recherche d’une entreprise avec laquelle signer un contrat d’apprentissage. Faute d’en trouver, ils sont contraints de renoncer à la formation en alternance. Dans ma circonscription de la Somme, j’ai été à de multiples reprises sollicité par des jeunes en recherche d’entreprises qui n’obtenaient que des réponses négatives à leurs demandes. Les entreprises motivent souvent leur refus par un manque de temps et de moyens financiers pour former des alternants. Outre la difficulté que constituent ces refus, on constate également un autre écueil : celui d’entreprises décidées à recruter des jeunes en alternance mais qui ne trouvent pas de candidats. Il existe donc, de part et d’autre, une demande qui n’est pas comblée, et les dispositifs de mise en relation des entreprises et des élèves ne semblent pas pallier ces difficultés. Considérant que la jeunesse constitue la priorité du quinquennat et que l’objectif fixé par le Gouvernement de 500 000 jeunes en alternance en 2017 est toujours d’actualité, comment améliorer les dispositifs de mise en relation des candidats à l’alternance et des entreprises en recherche d’apprentis ? Plus largement, de quelle manière encourager les recruteurs à se tourner vers l’apprentissage ?
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160095.asp#P693551
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Sylvia Pinel
Vous m’interrogez, monsieur le député, sur un sujet que vous connaissez très bien, celui des délais d’instruction des autorisations d’urbanisme et des recours. Je veux d’abord rappeler que ce gouvernement a engagé depuis plusieurs mois différents chantier visant à simplifier les procédures et les normes et à... Lire ▸
La parole est à M. Marc-Philippe Daubresse.
Merci pour ces précisions, madame la ministre. Comme je l’ai dit, je ne doute pas de votre souci de respecter de l’obligation de moyens en la matière. La question, maintenant, est de remplir l’obligation de résultat en atteignant l’objectif de délai, toutes questions confondues, que le Président de la République a... Lire ▸
La parole est à M. Pascal Demarthe, pour exposer sa question, no 1217, relative au développement de la formation en alternance.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité.
Sylvia Pinel
Je vous prie de bien vouloir excuser l’absence de Mme Najat Vallaud-Belkacem, qui m’a transmis différents éléments pour vous répondre. L’alternance, vous l’avez dit, regroupe en réalité trois types de formation : l’apprentissage, les lycées professionnels et les contrats de professionnalisation. Je vous répondrai... Lire ▸
La parole est à M. Pascal Demarthe.
Je vous remercie pour cette réponse, madame la ministre. Si tous ces éléments vont dans le bon sens, il reste du travail à accomplir pour que la confiance s’installe entre l’entreprise et le monde de l’éducation.