Monsieur le Premier ministre, j’associe mes collègues Valérie Boyer et Dominique Tian à ma question, qui concerne la terrible agression perpétrée hier, à coups de machette, par un jeune adolescent de moins de seize ans à l’encontre d’un enseignant de l’école juive La Source, située à Marseille, dans ma circonscription. Je tiens tout d’abord à adresser de nouveau tout mon soutien à la victime et à ses proches.
Alors qu’il se rendait à pied à l’établissement où il dispense des cours de théologie, le professeur, portant une kippa, a été agressé par un jeune homme qui avait la ferme intention de le tuer, selon ses propres dires. La victime, qui s’est défendue, a indiqué aux enquêteurs avoir vu beaucoup de haine dans les yeux de ce jeune garçon. Heureusement, un riverain a fait fuir l’agresseur.
Ce qui fait frémir, au-delà de cet acte odieux et révoltant, c’est que l’auteur revendique clairement le caractère antisémite de son geste, accompli au nom d’Allah et de Daech, et sa haine des juifs. Il s’agit d’un adolescent, de nationalité turque et d’origine kurde, présenté comme un bon élève et totalement inconnu des services de police et de justice. Le procureur a annoncé qu’il se serait radicalisé via Internet. Sa famille semblait tout ignorer de sa radicalisation. Il ne fréquentait pas la mosquée.
Alors que la section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’affaire, monsieur le Premier ministre, quels moyens supplémentaires pouvons-nous déployer pour parvenir à identifier ces jeunes gens qui, hors de tout radar, se radicalisent sur Internet ?
L’heure est grave, car ces actes inqualifiables se multiplient. En novembre, un professeur d’histoire d’une école juive de Marseille avait été blessé à coups de couteau. Un mois auparavant, en octobre, un déséquilibré avait agressé deux fidèles et un rabbin. Chaque agression de ce type et la crainte même de la subir sont en soi une tache sur le drapeau tricolore, une injure faite à la République.
Il est urgent de renforcer la sécurité des personnes, plus particulièrement aux abords des lieux publics. Monsieur le Premier ministre, les parents d’élèves des familles juives de Marseille ont peur : que leur répondez-vous ?
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. le ministre de l’intérieur.
Bernard Cazeneuve
Madame la députée, nous sommes confrontés à un niveau de menace qui demeure exceptionnellement élevé. Il faut dire aux Français la vérité : ce n’est pas parce que les attentats qui se sont produits en 2015 s’éloignent que la menace faiblit. Ce qui s’est passé à Istanbul, à Marseille, à Paris, le nombre de personnes...
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Merci, monsieur le ministre.
La parole est à M. Guy Teissier, pour le groupe Les Républicains.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre de l’intérieur.
Bernard Cazeneuve
Monsieur Teissier, je vous remercie pour cette question qui, dans la relation qu’elle fait de ce qui s’est produit à Marseille hier, est parfaitement précise et tout à fait exacte. Cela correspond aux informations qui m’ont été communiquées. Je m’associe à vos propos pour dire que toute la représentation nationale...
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La parole est à M. Jean-Luc Laurent, pour le groupe socialiste, républicain et citoyen.
Monsieur le ministre de l’intérieur, ce week-end, le Conseil français du culte musulman a pris une heureuse initiative en organisant une opération « mosquées ouvertes », pour inviter tout le monde à découvrir les lieux, mais aussi la réalité de l’islam de France. Vous vous êtes rendu à Saint-Ouen, quand j’étais...
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