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10 janvier 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Ma question s’adresse à Mme la ministre de la fonction publique. Tandis que nous approchons d’échéances majeures, la fonction publique s’est imposée comme un sujet essentiel du débat public. Les prises de position ne sont pas toutes exemptes de caricatures, de raccourcis et d’instrumentalisations, à tel point que certains partenaires sociaux ont dû intervenir dans le débat pour rappeler le rôle essentiel joué par les fonctionnaires. La fonction publique ne peut être une simple variable d’ajustement comptable ! Derrière les agents publics, ce sont des vies sauvées dans les hôpitaux ou par les pompiers, des enfants éduqués dans nos écoles, des habitants protégés du terrorisme et des citoyens accompagnés à chaque étape de leur vie. Après plusieurs années de « fonctionnaires bashing » dans laquelle elle est passée maître, l’opposition, par la voix de son candidat, propose la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires, soit 9 % des effectifs, en cinq ans. Les agents publics ne seraient plus qu’une charge qu’il faudrait éliminer, conformément à l’idée sous-jacente selon laquelle il faudrait renoncer à certains services – encore qu’on ne dise jamais lesquels – ou les confier au privé qui serait susceptible de les assumer – encore qu’on ne dise jamais que cela coûterait sans doute plus cher sans que le service y gagne ! Une telle proposition aurait aussi pour effet d’empêcher nombre de vocations publiques : en 2014, les fonctions publiques territoriale et d’État ont accueilli 57 889 nouveaux agents. Ces serviteurs de la République auraient-ils dû être empêchés de passer les concours, quitte à se passer de nouvelles idées et de talents ? L’opposition estime peut-être qu’ils auraient dû rester chez eux ? Supprimer 500 000 emplois publics, c’est fermer l’horizon de la République à plus de deux millions de candidats en cinq ans. En vérité, fermer l’accès à la fonction publique, c’est anémier la République !
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2016-2017/20170091.asp#P950639
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Marisol Touraine
Dans le même temps, les Français sortent moins d’argent de leur poche, alors que sous le quinquennat précédent, avec les franchises, les dépassements d’honoraires et les déremboursements, ils n’avaient cessé d’en sortir plus. Aujourd’hui, les Français sortent 8,4 % des dépenses au lieu de 9,3 %. Concomitamment, la... Lire ▸
Donnez-nous des chiffres !
Marisol Touraine
C’est cela, la solidarité : la complémentaire santé pour tous, mais surtout la Sécurité sociale pour tous.
La parole est à Mme Françoise Descamps-Crosnier, pour le groupe socialiste, écologiste et républicain.
(La prise de parole ci-dessus)
C’est nul !
Madame la ministre, notre majorité s’honore de la politique poursuivie en faveur de la fonction publique. Dans la continuité des nombreux chantiers menés ces dernières années, pouvez-vous exposer les prochaines étapes et les mesures que vous comptez prendre ?
La parole est à Mme la ministre de la fonction publique.
Annick Girardin
En effet, madame Descamps-Crosnier, compte tenu des besoins en matière de sécurité, d’éducation, de santé et d’accès aux services publics des Français, notamment dans les zones les plus isolées, il est absolument consternant que l’une des propositions phares de la droite vise à supprimer 500 000 fonctionnaires !