Christophe Sirugue
Votre question, madame la députée, reprend des points que j’ai mentionnés et que je m’efforcerai de compléter. Tout d’abord, nous ne souhaitons pas opposer l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables. Toutes sont décarbonées et nécessaires, même si des orientations très précises ont été prises consistant à développer les énergies renouvelables et limiter la part du nucléaire dans la production d’énergie. À cette fin, il fallait structurer la filière ou plus exactement la réarmer, si je puis dire, afin qu’elle soit compétitive à l’export, sécurisée sur ses bases et capable de faire travailler ensemble Areva et EDF, ce qui supposait une opération menée d’abord par les responsables de ces deux entreprises, qui ont travaillé à réorganiser la structure et les priorités de leurs entreprises respectives.
L’État a assumé son rôle et s’est très fortement investi dans cette restructuration en faisant d’EDF le chef de file et en engageant des capitaux dans un processus de recapitalisation. Celui-ci est en cours selon un calendrier qui sera tenu dans les premiers mois de cette année. Nous devons être vigilants car il s’agit d’enjeux majeurs, tant énergétiques que stratégiques et financiers. Le coût de l’énergie nucléaire est d’environ 42 euros le mégawatt-heure alors que celui des énergies renouvelables est compris entre 60 et 120 euros le mégawatt-heure, même s’il enregistre une amélioration assez substantielle qui participe d’une ambition générale. Pour résumer notre position, nous réorganisons la filière, nous faisons confiance aux équipes d’EDF et d’Areva et nous accompagnons les reconversions en termes de capital en prenant une participation tout en restant vigilants à la préservation du mix énergétique. Tel est tout l’enjeu de la stratégie définie par le Gouvernement.
La source —
nosdeputes
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Christophe Sirugue
Vous évoquez, monsieur le député, la situation globale de la filière nucléaire dans notre pays. Il était temps, en effet, que l’État se préoccupe d’une situation difficile caractérisée par des relations entre Areva et EDF que chacun sait complexes. Tous ceux qui comme moi sont issus de territoires où cette réalité...
Lire ▸
Nous en venons aux questions du groupe socialiste, écologiste et républicain.
La parole est à Mme Marie-Noëlle Battistel.
Dans notre pays, le nucléaire représente environ trois-quarts du mix énergétique. Toutefois, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte votée ici en 2015 a fixé des objectifs menant à une politique énergétique plus équilibrée qui repose sur trois piliers : la sobriété énergétique, le...
Lire ▸
La parole est à M. le secrétaire d’État.
Christophe Sirugue
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Jean-Luc Laurent.
Mes chers collègues, monsieur le secrétaire d’État, je commencerai par une petite interrogation pour nous tous.
Oui !
Qui a dit : « Pour répondre à nos besoins et éviter la catastrophe climatique, nous devons augmenter notre capacité nucléaire, c’est aussi simple que cela » ? Premier indice : ce n’est pas un polytechnicien nucléocrate.