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10 janvier 2018 · Assemblée nationale · cr-cloi · commission Séance
J'en viens au fond. Le rôle du Parlement n'est pas de subodorer la censure du Conseil constitutionnel : ce sont deux pouvoirs fondamentalement différents. De même que vous n'accepteriez pas que le Conseil constitutionnel nous empêche en amont de nous intéresser à certains sujets, nous n'avons pas à nous autocensurer. Il ne s'agit pas d'aller systématiquement à l'encontre de la Constitution mais de nous laisser un espace de liberté. Je comprends que vous ne soyez pas d'accord avec mes propos que vous trouvez terribles mais la commission des Lois n'est pas le Conseil constitutionnel. C'est invraisemblable de penser une chose pareille ! Votre audace est à géométrie variable. En vérité, vous êtes des peureux, vous êtes des parlementaires peureux.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cloi/17-18/c1718027.asp#P15_710
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

C'est positif, vous n'êtes pas une anomalie… Intellectuellement, ce que vous dites est une anomalie – ça peut arriver. Je vais essayer d'expliquer pourquoi. Le rôle du Parlement…
Je suis déficiente ?
Déficiente, non. Je ne vous crois pas déficiente. Vous pouvez avoir une anomalie intellectuelle sans être pour autant déficiente. Ne vous cherchez pas des tares que vous n'avez pas !
Je vous remercie mes chers collègues de rester sur le fond des sujets.
(La prise de parole ci-dessus)
Monsieur Pradié, je vous ai déjà rappelé à l'ordre concernant le fond du débat. Je vous remercie de respecter les termes de notre discussion de ce matin.
Madame la présidente, vous ne me rappellerez pas à l'ordre concernant le fond du débat.
Lorsque vous traitez les parlementaires ici présents de peureux, vous dépassez les bornes.
Vous n'avez pas, vous, en tant que présidente de la commission des Lois, à dire un député siégeant dans cette salle quelles doivent être les limites de sa pensée.