Monsieur le rapporteur, si nous partageons pour l'essentiel votre constat – même si l'on peut apporter quelques nuances sur les chiffres communiqués –, nous ne pouvons partager votre solution. L'enfer est parfois pavé de bonnes intentions et certains remèdes sont parfois pires que le mal… Le message que vous allez envoyer aux étudiants en médecine est absolument catastrophique : la probabilité qu'un certain nombre d'entre eux s'oriente vers l'hôpital plutôt que vers la médecine de ville est une vraie difficulté.
Le problème de fond ne tient pas forcément au nombre de médecins ni à leur répartition sur le territoire. Il s'agit plutôt de comprendre pourquoi aussi peu de jeunes étudiants en médecine font aujourd'hui le choix de la médecine de ville. Pourquoi sont-ils si nombreux à préférer l'hôpital – notamment l'hôpital public – et le salariat ? Pourquoi, en faculté de médecine, sont-ils si peu nombreux à choisir la médecine générale ?
Aux épreuves classantes nationales (ECN) de 2016, pour 8 000 étudiants diplômés, 3 500 places étaient proposées en médecine générale : 3 200 ont été pourvues, mais seulement 1 500 jeunes étudiants ont expressément fait le choix de la médecine générale. Les 1 700 autres se sont retrouvés dans cette spécialité par défaut de bon classement aux ECN… Tant qu'on n'aura pas posé et résolu ces questions, on aura beau imposer toutes les mesures de coercition et les contraintes imaginables, jamais on ne parviendra à ramener les médecins dans nos territoires.
S'il y a une régulation dont l'État devrait aussi se soucier, c'est celle des initiatives prises par les collectivités locales : certaines interviennent beaucoup, d'autres peu, ce qui crée d'importantes disparités sur le territoire. Enfin, vous avez parlé des zones sur-dotées en citant Paris : je voudrais juste appeler votre attention sur la répartition entre les médecins de secteur 1 et de secteur 2 à Paris. Vous constaterez que, là aussi, le problème se pose de manière accrue.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
L'ordre du jour appelle l'examen de la proposition de loi de M. Olivier Faure et plusieurs de ses collègues, visant à lutter contre la désertification médicale (n° 477). Je rappelle que cette proposition de loi sera examinée en séance publique jeudi 18 janvier.
Mes chers collègues, des millions de Français, vous le savez aussi bien que moi, peinent à trouver un médecin près de chez eux, qu'il s'agisse d'un généraliste ou d'un spécialiste. La réalité, vous la connaissez : des patients parfois en détresse ; des médecins en souffrance, en mal-être – en particulier en période...
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Nous allons passer aux interventions des parlementaires qui, comme en 2017, ne doivent pas excéder deux minutes.
Au nom du groupe La République en Marche, nous vous présentons nos meilleurs voeux, surtout de bonne santé ! Je soulignerai l'excellent climat qui a prévalu lors de nos auditions communes avec le rapporteur. Je salue également son initiative, qui met la lumière sur les déserts médicaux, sujets prégnants pour nos...
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(La prise de parole ci-dessus)
Nous examinons ce matin une proposition de loi instaurant deux dispositifs : le tiers payant dans les maisons et centres de santé et un conventionnement sélectif dans les zones sous-denses. Ces deux outils ont vocation à répondre partiellement au problème des déserts médicaux. Avant tout diagnostic positif, il...
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Je vous demanderai de bien vouloir conclure.
Soucieux d'une approche pratico-pratique, au plus près des besoins et des attentes, nous souhaitons inscrire notre action dans le registre de l'efficience et de la pertinence. Nous ne soutiendrons donc pas votre proposition.
J'entends toutes ces interventions. Elles ont un point commun : vous appelez à continuer comme aujourd'hui. Autrement dit, continuons à faire de l'incitatif en espérant que cela marche…
M. Hammouche, appelle à des politiques d'aménagement du territoire. Je suis d'accord. Il cite les transports parmi les facteurs...
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