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10 janvier 2018 · Assemblée nationale · cr-soc · commission Séance
Nous sommes tous d'accord pour convenir qu'il existe un problème de désertification médicale qui nuit aux patients et ne va faire que s'aggraver. Nous sommes tous confrontés à ce phénomène dans nos circonscriptions respectives. Vous avez cité la Mayenne, monsieur le rapporteur ; pour ma part, je suis élu d'une de ces circonscriptions touristiques du littoral dont j'entends dire qu'elles seraient bien dotées. En fait, cela n'est plus le cas. Sous le précédent quinquennat, nous avons en effet discuté du dispositif que vous proposez. Il était alors présenté sous la forme d'un amendement dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Si cet amendement m'avait, je l'avoue, séduit dans un premier temps, il m'apparaît désormais inopérant car je retiens le risque de découragement évoqué par mon collègue Jean-Carles Grelier. Nous risquons en effet de décourager encore plus de médecins de s'orienter vers la médecine libérale. En outre, je doute de l'efficacité du déconventionnement : pour s'installer là où ils le souhaitent, certains médecins vont accepter d'être déconventionnés, quitte à pratiquer des tarifs très largement supérieurs aux tarifs normaux de remboursement de la sécurité sociale, au détriment des patients. Nous risquons d'introduire une médecine à deux vitesses. Enfin, monsieur le rapporteur, pourriez-vous nous préciser la position des organisations syndicales d'étudiants en médecine et de médecins que vous nous dites avoir reçues ?
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-soc/17-18/c1718035.asp#P5_638
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Vous aurez l'occasion de revenir sur vos arguments lors de la discussion sur les amendements. C'est pourquoi je vous demande de respecter votre temps de parole de deux minutes car nous avons encore dix interventions dans le cadre de la discussion générale.
Cette proposition de loi va nous permettre de réfléchir sur la baisse d'attractivité de la médecine libérale, et je remercie ses auteurs de nous offrir cette occasion. La médecine repose sur deux piliers : la médecine libérale et l'hôpital. Si l'on écoute un peu tout le monde, la France serait devenue un désert... Lire ▸
Madame Robert, votre remarque est juste : la proposition de loi ne vise pas à imposer l'installation en zone sous-dense. Il me semble que ce n'est pas non plus ce que vous proposez. Vous reprochez à ce dispositif de ne pas garantir des installations dans les territoires sous-denses. Certes, mais où est sa valeur... Lire ▸
Monsieur Garot, c'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu votre rapport et que je vous ai écouté en présenter les conclusions. Comme vous, je pense que nous devons nous rassembler autour de projets communs pour lutter contre la désertification médicale et je serais ravi de pouvoir travailler avec vous sur d'autres... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Cette proposition de loi porte sur un problème que nous connaissons depuis bien longtemps et que personne n'a réglé à ce jour : jusqu'à présent, nous avons davantage traité le symptôme que la maladie. Les déserts médicaux sont souvent associés à des zones désertées par d'autres équipements et services – notamment... Lire ▸
Madame Iborra, il n'est pas tout à fait vrai que les déserts médicaux sont le calque des régions désertées par les entreprises. C'est parfois l'inverse, comme le signalait notre collègue Gilles Lurton : dans certains départements extrêmement dynamiques, il existe des poches où l'offre de santé n'est pas... Lire ▸
Ce n'est pas tout à fait ce que j'ai dit !
Moi, c'est ce que j'avais compris, chère Monique… M. Borowczyk soutient que la régulation ne fonctionnera pas. Est-ce à dire qu'il faudrait aller au bout de cette logique et passer à la coercition pour que les besoins de santé soient pourvus ? Car la preuve est faite de l'inefficacité de tous les dispositifs... Lire ▸